L’audit de la gestion des Wade et de leur clan : la priorité des priorités (Mody Niang )

Mody Niang

Ce n’était donc pas un rêve : les Wade, leur clan et leur système odieux sont partis, bien partis, après nous en avoir fait voir de toutes les couleurs en matière de mal gouvernance. Le lundi 2 avril 2012, le président nouvellement élu a été officiellement installé dans ses fonctions. Il a ensuite posé ses premiers actes : message à la Nation, nomination du Premier ministre et formation du nouveau gouvernement. Actes qui font l’objet de commentaires globalement favorables pour les deux premiers, et plus ou moins réservés pour le troisième. Pour nombre d’observateurs, en effet, certaines nominations sont loin de répondre aux attentes. Parfois même, elles ont carrément surpris. Il est vrai que la formation de ce gouvernement ne devait pas être chose aisée pour le nouveau président de la République. En tous les cas, les premiers actes posés sont globalement en conformité avec ses engagements antérieurs. Il reste à souhaiter que tous les autres qu’il aura à prendre, lui et son gouvernement, répondent encore davantage aux attentes des populations. Dieu veuille bien l’inspirer et le préserver de l’ivresse du pouvoir suscitée, nourrie et entretenue par les courtisans potentiels aux aguets ! Qu’il se méfie de ces individus qui ont fini, à force de tombereaux de louanges, par faire croire à son prédécesseur qu’il n’était plus loin d’être un dieu !

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Ignorons royalement ces ndigël alimentaires et portons l’estocade au vieux candidat !

MODY NIANG

CONTRIBUTION – La campagne pour le second tour du 25 mars 2012 est donc lancée. Ce qui frappe au début de cette campagne, c’est que le vieux candidat a, malgré des apparences encore bavardes et trompeuses, manifestement perdu de sa superbe.

Il est parfaitement conscient que son bilan mitigé et sa prétendue popularité qu’il portait toujours en bandoulière ne font plus recette. Il mise désormais sur le ndigël (consigne de vote), quelque deux ou trois ndigël alimentaires et dérisoires, arrachés à coup de millions de francs Cfa, de 4X4 rutilants et, semble-t-il, de centaines de passeports diplomatiques. Désemparé, il enfourche aussi sans état d’âme le piteux cheval de l’achat des consciences, de celles des plus pauvres d’entre nous et, partant, des plus fragiles et des plus vulnérables. Il en est réduit donc à faire feu de tout bois, y compris du bois sacré de l’Islam et de celui très dangereux de l’ethnie.

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